Interprétations
D’un pays sans fin
Hélas, en ce monde il n’y a plus de stridentes cigales, plus de soirées au coin du feu, plus de forge ni de maréchal-ferrant, plus de cochon vraiment gras qu’on zigouillait allègrement à la ferme pour faire du pâté de couenne et de grasses andouilles. Ya plus rien ! Hein Hascoët ! Ya plus rien de notre douce campagne ! Tu vois mon vieux, il ne nous reste qu’à regarder les noirs choucas qui ne nous feront jamais d’appétissants pâtés.
Mais putain, il me fatigue Glinec. Cette nostalgie m’exaspère. Pas toi Hascoêt ? C’est vrai, il n’y a plus beaucoup d’abeilles au jardin, mais je trouve encore au marché un succulent miel de châtaignier. J’en profite !
Avec ma cuillerée de miel dans le bec je regarde le soleil qui rivalise de couleurs au dessus des lumières de la ville.
Y a encore de quoi s’émerveiller ! Qu’est ce que t’en dis, toi, Hascoët ?
